Bulle sur les SCPI ?

Ces dernières années, les SCPI ont été plus que plébiscitées par les épargnants. Les Français adorent ce placement. Comme toujours, l’immobilier, la pierre ou ici la pierre papier, sont réellement « le péché mignon » de nos compatriotes.

La collecte 2016 risque d’après l’institut de l’épargne immobilière et financière (IEIF) d’être d’un niveau record : environ 5,3 milliards d’euros. Alors bulle sur les Scpi ou pas ?

Les craintes d’une bulle sont-elles légitimes ? Quels sont les risques à investir aujourd’hui dans des SCPI ? 

 

Beaucoup d’investisseurs / épargnants ont des interrogations.

 

C’est vrai que les SCPI, c’est pratique, on laisse gérer l’immobilier par un professionnel et on touche d’une certaine manière, les loyers. On ne s’occupe de rien ou presque. De plus, on peut envisager de faire un crédit pour faire jouer l’effet de levier. Que du bonheur en somme… enfin sur le papier.

 

Si les Scpi ont eu par le passé de belles performances, qu’en sera-t-il demain ?

 

Pas de jugement de ma part, un simple constat.

Le marché des Scpi est abreuvé de liquidité, tout le monde souhaite en posséder. Le rendement dépasse les 4,5 % bruts, incroyable. Les gestionnaires reçoivent toujours plus d’argent à investir.

Ils doivent donc acheter, investir et encore acheter, des bureaux, des commerces…, le problème, c’est que vu le montant des liquidités accumulées, les biens achetés par la ou les Scpi que vous avez choisi, ou que vous vous apprêtez à sélectionner, sont-ils toujours de qualité ?

Plusieurs options s’offrent aux gérants, soit ils achètent au prix fort et le rendement risque bel et bien d’en prendre un coup, soit, ils prennent des « paris » sur des biens risqués avec l’espoir d’avoir un rendement élevé.
La prise de risque devient de la part des gestionnaires de plus en plus importante.

 

L’épargnant / investisseur doit être de plus en plus vigilant.

 

Le Haut conseil de stabilité financière met en garde, depuis plusieurs mois, sur le risque de voir une bulle se former sur ce marché (si ce n’est déjà fait ?).

Ce qu’un épargnant doit avoir en tête en achetant un tel produit, c’est que les performances ne sont nullement garanties. Eh oui, on peut perdre de l’argent avec les Scpi.

Les sociétés essaient évidemment de leur côté de limiter le risque de « surchauffe » en élaborant des stratégies de niche (Achat dans l’hôtellerie, dans des résidences de services…). Elles bloquent également les souscriptions temporairement.

Mais est-ce que cela peut-être suffisant pour absorber les liquidités et éviter la formation d’une bulle sur les Scpi ? On peut légitimement se poser la question. 

 

Finalement, l’idée n’est pas de rejeter en bloc cet investissement, mais d’avoir conscience que le risque existe et qu’il est selon moi de plus en plus important.
Plus que jamais, il est essentiel de bien diversifier son patrimoine et certainement pas mettre, aujourd’hui, tout son argent dans l’immobilier d’une manière générale ou via les Scpi en particulier.

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5 thoughts on “Bulle sur les SCPI ?”

  1. Bonjour,
    une remarque : le rendement annoncé par les SCPI est net avant impôts.
    Sinon, pour l’effet bulle, j’ai du mal à le voir, la valeur de réalisation représente la valeur des immeubles.
    Donc la valorisation des parts peux varier, entre autre pour limiter l’acquisition de nouveaux clients (en augmentant la valeur des parts, le rendement se réduit se qui rebute un peu l’acquisition de client).

    C’est ce qu’on fait plusieurs SCPI : augmentation de la valeur des parts, augmentation de la durée avant détention, …

    Après, effectivement, il y a un point à suivre, c’est la gestion des biens et le choix des investissements, histoire de cumuler rentabilité et remplissage des biens.
    Surtout qu’en ce moment, l’économie n’étant pas au mieux, les bureaux ou commerces ne sont pas forcément remplis.

    En résumé, les SCPI me semblent un bon placement, mais en ce moment, je m’abstiendrais d’y aller (j’ai un projet en cours que je repousse temps que l’économie reste en berne).

  2. Bonjour,
    Ton article est très intéressant car cette question est légitime en ce moment.
    Une petite précision, cette bulle concerne uniquement les scpi de bureaux. Les scpi en immobilier résidentiel n’ont pas connu une collecte aussi forte en capitaux que les bureaux.
    Sur Paris tous les professionnels s’accordent à dire que le marché de bureaux est surcoté de 15 à 20%.
    Il y aurait un problème si le marché revenait à la normale.Mais vu les taux très bas en ce moment les « prix normaux » sont encore très loin.
    En résumé je pense que la bulle n’éclatera pas mais que le prix des parts n’augmentera pas pendant 10 ans et que les taux de distributions resteront autour de 4 à 5%
    Ce qui est très intéressant dans le cadre d’une diversification de patrimoine et un très bon rapport rendement/gestion.

  3. Bonjour,
    Je n’ai jamais compris l’intérêt des investisseurs pour les SCPI – les frais d’entrée et de gestion sont outranciers et le rendement médiocre à 4,5 % brut. Pourquoi se faire plumer par ces frais pour ce rendement alors qu’on peut investir dans des REIT (foncières) américains ? Il y a des REIT très solides qui présentent un rendement allant de 6 à 8 % (STAG, OHI) et dont les frais de gestion sont à zéro. Quant aux frais d’entrée, il s’agit de la commission d’achat – 8.5 euros chez un courtier français ou $1 chez un courtier à l’international. S’agissant d’une action, on peut liquider son investissement à tout moment lorsque le marché est ouvert.

    1. @ Carl

      Je partage ton avis, je préfère également investir dans de l’immobilier via la bourse. Ce n’est pas chargé en frais et c’est un marché liquide. Il y a les REIT américaines et canadiennes à surveiller, mais aussi quelques foncières européennes qui peuvent être des alternatives intéressantes.

      Les Français sont peu, ou pas, familiarisés avec la bourse, pour cette raison, les Scpi ont de beaux jours devant elles.

    2. L’intérêt des SCPI est de pouvoir financer à crédit et bénéficier de l’effet de levier.
      Je vous invite à tenter de faire financer à crédit vos foncières américaines cotées…
      C’est sur que les REIT c’est très bien pour ceux qui ont du cash, mais attention à une éventuelle chute du dollar canadien ou américain. Pour moi cela doit, comme les SCPI, entrer dans le cadre d’une diversification.
      Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier.

      Perso je n’ai jamais compris l’intérêt des investisseurs pour un bien immobilier rapportant 6% brut (c’est le cas dans ma région), autant rester sur des SCPI.

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