Mon banquier est allergique à la bourse !

Ah !!!, les banquiers …

 

Je sors aujourd’hui d’un entretien avec mon banquier, ou plutôt ma banquière. J’ai été reçu par la responsable de l’agence.

Quand je vais voir mon banquier, je me pose toujours la question de savoir si je peux lui faire confiance, s’il connaît son boulot et  s’il est en mesure de me renseigner ?

Sert-il ses intérêts ou les miens ? Cette question me revient souvent.

Banquier

En l’occurrence, j’allais à cet entretien à ma demande, pour renégocier un prêt immobilier. Je savais que j’avais peu de chance de gagner quelque chose, mais vu la baisse des taux de ces dernières semaines, je ne devais pas rester inactif et voir s’il était possible de raccourcir ma durée de prêt d’un an tout en conservant ma mensualité.

Je fais une parenthèse pour vous dire qu’il faut toujours être à l’écoute du marché quel-qu’il soit, ici c’est la baisse des taux, demain ce sera un marché immobilier plus attractif, etc. Il faut se bouger et prendre des rendez-vous, comprendre et se lancer … ou pas.

Dans mon cas la renégociation n’était pas concluante, c’est vrai que j’avais déjà renégocié ce prêt deux ans auparavant.

 

Pas question de perdre mon temps !!!

 

– Ok, la renégociation n’est pas concluante, alors hors de question de perdre mon temps. J’en profite alors pour demander des conseils pour commencer à gérer un patrimoine aujourd’hui. C’est vrai, je l’avoue, je l’ai un peu fait sous forme de test pour estimer la compétence de mon interlocutrice.

Premier point positif, elle prend le temps de me répondre.

Deuxième point positif, elle est cohérente dans ces propos et dans sa logique, jusque là tout va bien. Peut-être essaie-t-elle de me placer une assurance-vie de piètre qualité quand on connait celles des banques, mais la démarche est pas mal si l’on s’adresse à une personne qui n’a pas pris en main ses finances.

Elle n’a que pour visibilité sur mon compte, les livret A de la famille, elle ne connaît pas mon patrimoine, je lui ai pourtant dit que je possédais au moins une assurance-vie, mais elle ne m’a posé aucune question dessus. (Point très négatif).

 

Son schéma pour construire mon futur patrimoine :

 

  • 10 000 € sur les livrets pour la famille (c’est la base, je ne peux qu’être d’accord)
  • Prendre des parts sociales (là-aussi, je suis à l’écoute)

Je lui demande alors si je souhaite investir progressivement pendant les 25 prochaines années, que dois-je faire ?

– Alors là, grosse déception.

  • Elle me parle que des produits de  sa banque 100 % sécurisés (Elle me propose un placement qui est un mélange de compte à terme avec un Plan Épargne Logement dont le rendement est de 2.80 %).
  • Ensuite elle me propose une assurance-vie.

Jusqu’ici, c’est cohérent, on fait les fondations de son épargne, sans risque avec une épargne de précaution. De vouloir placer les produits de son employeur, c’est également normal.

Ce qui est, à mes yeux, moins normal, c’est que sur un horizon long terme (25 ans), elle coupe court (car je lui pose la question) et qu’il est hors de question de mettre des actions, de la bourse dans la stratégie, sans me demander quelle est mon aversion aux risques.

Elle prend même le pari avec une grande assurance que dans 10 ans la bourse n’aura rien fait gagner à ceux qui investissent dessus. Voire même d’après son aplomb, elle prévoit une grosse perte en capital.

 

Vous connaissez ma stratégie, c’est tout l’inverse, je relève donc le défi et rendez-vous dans 10 ans.

Comment prévoir dans un sens comme dans l’autre ce qui va se passer dans 10, 15 ou 20 ans ?

Je ne peux le faire, d’où ma stratégie avec mon PEA Binck, investir progressivement de l’argent (dont je n’ai pas besoin pour vivre) sur le long terme (20 à 25 ans), sur des actions à rendement (qui versent un dividende), dans des sociétés qui seront toujours là dans 30 ans. Mon capital pourra varier, mais je toucherai toujours des dividendes qui seront un élément de mon indépendance financière.

Mon assurance-vie qui est à 80 % en fonds actions sur les émergents et à l’internationale, est probablement à ses yeux une GROSSE erreur. Est-ce utopique de penser que ces pays présentent encore un potentiel de croissance, que ce soit au niveau industriel, mais aussi au niveau financier, je ne le crois pas.

 

Quelles sont vos conclusions ? Je suis curieux de les connaître. Vais-je droit dans le mur ? Ou au contraire sur une aussi longue période, je ne peux qu’être gagnant ?

 

 

 

Cet article vous a plu, partagez-le...Tweet about this on TwitterShare on Google+Share on FacebookPrint this pageEmail this to someone

--------------------------------------------------------------------------------------------------------

Cliquez ici pour voir l'ensemble des articles du blog.

--------------------------------------------------------------------------------------------------------

4 thoughts on “Mon banquier est allergique à la bourse !”

  1. Pour ma part, j’investis à peu près selon les mêmes critères que toi : action avec un fort dividende.

    Aujourd’hui, la valeur de mon portefeuille a virtuellement perdu 4000 €. Mais finalement, où est le problème, je reçoit 500 €/an de dividendes et ceux là, ils ne sont pas virtuels :mrgreen:

    La bourse fait peur à beaucoup de monde. Le conseiller financier n’est en général pas mieux informé que la population sur le sujet. Par contre, il essaye toujours de placer les produits de sa banque.

    A mon avis, sur 20 ans, en investissant dans des grosses entreprises international, il y aura déjà une atténuation des haut et des bas dus à la bonne santé de certains pays qui compense la mauvaise de certains autre. Ensuite, il y a des secteur qui ne mourront jamais (santé, énergie, construction, alimentation, banque… ils existent depuis la nuit des temps et vivront après nous). Enfin, admettons qu’il y ai une grosse perte de capital, elle sera compensée par les dividendes. Et puis si on réinvestit les dividendes alors que la bourse a baissé, on profite de la baisse.

    Donc : livret A en précaution OUI
    Sur le long terme, des trucs à 2.80% : NON

    Une partie en bourse, une partie en immobilier : OUI

    Et puis, même en temps de crise, on peut faire des plus values : je viens de vendre un fond commun de placement sur lequel j’ai investit entre 2008 et 2010 avec la méthode du coût moyen rapporté. Bilan, une rendement annuel moyen de 7,29 % brut 1450 € de plus value et une belle cuisine à la maison. Avec un livret A, j’aurais eu 1000 € de moins.

  2. @ Quentin

    J’en ai parlé au travail ce matin. La réaction de mes collègues est la même que la tienne, les conseillers essayent de placer leurs produits. On peut supposer que pour la bourse, ils n’ont rien à y gagner.

    Personnellement, je suis assez confiant dans ma stratégie, donc pas de doute, je continue en bourse et sur des fonds dans le cadre de mon assurance-vie.

    Comme tu le dis si bien, les dividendes elles, sont bien réelles :mrgreen:

  3. mon gestionnaire de portefeuille est allergique à l’assurance vie. j’ai compris à mes dépends en période d’incertitude jamais il ne m’a proposé de tout vendre pour me sécuriser sur un livret le temps de voir passer l’orage.chaque gestionnaire roule pour lui avec l’argent de son client. c’est l’horreur. Ils ne sont mus que par leur petit intérêt personnel. tous ces médiocres sont à fuir. J’ai quitté corps et bien ce gestionnaire pour toujours. Cordialement Patrice.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge