Quelles crises vivons-nous ? (2/2)

 

Suite à mon premier article que vous pouvez consulter ici, Je vous présente le deuxième point de vue que j’ai trouvé particulièrement intéressant.

La personne qui émet cet avis est Dany Robert-Dufour, il est philosophe et professeur en sciences de l’éducation.

La crise n’est pas seulement une crise économique et financière, c’est une crise de civilisation. Elle atteint tous les domaines. La politique est inféodée à l’économie et à la finance. C’est une nouvelle forme de dictature, de totalitarisme sans tyran.


L’économie marchande doit reprendre sa juste place et ne pas prendre le pas sur les autres échanges : humains, culturels, amoureux. Pour l’instant, on s’est contenté de mesures cosmétiques alors qu’il faut reconstruire une civilisation, comme c’est déjà arrivé dans l’histoire humaine.

Source : Le journal Ouest France

J’apprécie beaucoup cet état d’esprit, se poser des questions sur notre société, sur notre avenir, la perception que l’on peut en avoir.

Je trouve terriblement vraie cette phrase  “la politique est inféodée à l’économie et à la finance“, le terme inféodé est bien choisi. Ce n’est plus le politique qui influence l’économie, c’est l’inverse.

Nous sommes nombreux à faire ce constat. L’économie et la finance font tourner le monde. C’est ce que l’on met en avant au lieu de placer l’homme en premier.

 

L’engouement pour le développement personnel, pour les finances personnelles découle certainement de ce postulat.

Il faut remettre en avant la simplicité de la vie, les échanges “humains, culturels, amoureux” doivent être placés au centre de nos intérêts.

Bien sûr l’économie, la finance, le travail doivent faire partie intégrante de notre vie, mais ne doivent en aucun cas la dicter. C’est pourtant bien ce qui se passe !!!

 

L’homme doit-il être remis au cœur du système ? vivons nous une crise de civilisation plus qu’une crise économique et financière ? Doit on vivre pour l’économie où l’économie doit elle être un moyen d’épanouissement pour l’homme ?

Dany Robert-Dufour est l’auteur de L’individu qui vient : … Après le libéralisme

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5 réponses sur “Quelles crises vivons-nous ? (2/2)”

  1. Encore là je ne suis pas tout à fait d’accord.
    En particulier sur le point des finances et du développement personnels.
    Les 2 me paraissent vitale, et pas seulement aujourd’hui.
    Le nombre d’exemple de société ayant fait faillite pour cause de mauvaise gestion (et non de manque de travail) est simplement ahurissante. (mon grand père et celui de ma femme ont été dans ce cas).
    Le développement personnel se développe à mon sens pour une autre raison : la mortalité issu de nos sociétés modernes. Le nombre de personne exposés personnellement et professionnellement à des produits toxique est hallucinant (mon autre grand père en est mort).
    Je pense que c’est plutôt le fait de voir cela qui pousse de plus en plus de gens à vouloir vivre une vie réussi.

    Pour la crise, je pense qu’elle a 2 origines : le monde vient de comprendre que toutes dettes doit être remboursés. (je sais c’est une notion choquante 😉 ) Et l’omniprésence des médias, qui fait plus de mal que de bien.
    Suffit de constater, depuis la fin de l’attaque systématique des médias contre la bourse, le marché repart tranquillement.
    A ce titre, je crains que la fin de l’année soit délicate, car la finance sera probablement accusé de tout les maux par les médias et par un nouveau président en manque de victime. La seule autre alternative est à mon avis une nouvelle guerre à l’autre bout du monde déclenché par les américains. Alternative qui ne me parait pas vraiment plus séduisante.

    Pour les états qui sont dirigés par la finance et l’économie, je trouve cela normal étant donné le niveau d’endettement.
    Plus on est endetté, plus on obéis à nos créanciers ❗
    Inutile d’attaquer les créanciers, qui eux font leurs boulots, mieux vaudrait taper sur les doigts des gestionnaires.

  2. Concernant l’engouement pour le développement personnel, à chacun ses raisons et ses déclencheurs. Je pense que la pression et l’insécurité de nos vies professionnelles et financières n’y sont pas étrangers. Encore faut-il régir de façon positive et pas seulement se contenter de beugler, de râler, de remettre la faute de tout et n’importe quoi sur quelqu’un d’autre …

    Le discours lucide et sensé devrait être plus largement diffusé. Car il me semble malheureusement bien vrai …

    L’économie, comme l’argent, me semble indispensable. Mais elle ne doit rester qu’un outil au service de l’homme. Et non pas l’inverse … Cela étant, la situation actuelle n’est pas arrivée comme ça : elle est la résultante d’une longue évolution des modèles et systèmes financiers.

    J’avais lu des analyses intéressantes concernant la création des banques centrales ou de la banque fédérale américaine, concernant la libre circulation des capitaux, … Analyses arrivant à la conclusion que la situation actuelle était normale et inévitable.

    Maintenant, qu’elle est la solution pour revenir à une solution plus simple, je n’en ai aucune idée …

    @gunday: De tout temps, la guerre a été un bon moyen de remettre les choses à plat ou de relancer l’économie …
    Grégory Articles récents..Comment organiser son quotidien dans le coupleMy Profile

  3. Demandez tous l’application du Glass-Streagall retiré le 12/11/1999 par Bill Clinton,ainsi nos bBanques seraient sauvées et nos Pays aussi!Loi Arrétée par Clinton en 1999.Séparation des Banques!

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