Combien et comment épargner pour les études de ses enfants ?

Parmi les budgets auxquels il faut réfléchir quand l’on souhaite avoir des enfants, c’est déjà, dès la naissance, de penser à financer leurs études.

Pas besoin de revenir sur l’actualité ou sur l’évolution de la société, mais une chose est sûre, le coût des études va augmenter significativement dans les années à venir. (frais d’inscription, éloignement géographique…)

Qu’on le veuille ou non, le fait de pouvoir financer ou pas des études supérieures aura une incidence importante sur l’éducation de votre enfant, sur sa carrière et sur son avenir.

C’est naturellement que je m’intéresse à ce sujet, avec trois enfants, il faudra, à un moment donné, être en mesure de pouvoir financer d’éventuelles, « onéreuses », études pour eux.

“La formation a un coût et quand elle est de qualité, elle est souvent chère.”

Peut-être qu’ils ne feront pas d’études supérieures poussées, mais dans l’éventualité où cela se présenterait, je préfère être prêt, pas vous ?

les-etudes

8 points qu’il faut souligner :

 

  • L’éducation des enfants est une priorité des parents.
  • L’éducation est un vecteur de promotion sociale.
  • En France, la prise en charge par l’état est très importante. (Elle tend à baisser)
  • Des raisons culturelles et non financières peuvent également être à l’origine des inégalités d’accès à la scolarité et de l’échec scolaire.
  • 54 % des jeunes accèdent à des études supérieures (source : ministère de l’enseignement)
  • Seulement 33 % des parents ont constitué ou constituent une épargne pour le financement des études de leurs enfants (Source : UNAF).
  • Pour 57 % des familles, le choix d’orientation scolaire est influencé par les ressources. (Source : UNAF)
  • Le niveau de vie influence considérablement le choix du parcours scolaire.

7 stratégies pour pouvoir financer les études de ses enfants ?

 

Il n’y a pas qu’un seul moyen pour financer les études de ses enfants, mais selon ses choix, les efforts à fournir ne seront pas les mêmes.

 

  • Diminuer son train de vie. (Pas réjouissant comme programme)
  • Travailler plus
  • Reprendre une activité professionnelle
  • Changer de travail
  • Ne rien faire
  • Faire un crédit

ou, c’est le point qui nous intéresse ici.

  • Se constituer une épargne dédiée à cela

 

Cette liste n’est bien sûr pas exhaustive, à vous de la compléter.

 

Placer en fonction de vos moyens…, le plus tôt sera le mieux.

 

Il n’y a pas de recette miracle pour avoir un gros capital au moment des études supérieures de vos enfants.

Personnellement, je place 50 € / mois pour mes enfants sur une assurance-vie. C’est peu, mais nous avons commencé tôt.

Les dépenses « autres » restent nombreuses et importantes.

Quand le budget logement sera moindre (crédit immobilier soldé), il nous sera possible d’épargner plus et de dégager des liquidités supplémentaires.

Exemples :

  • 50 € / mois pendant 15 ans à 3,5 %, c’est au total un capital de : 11 796 €.
  • 100 € / mois pendant 15 ans à 3,5 %, c’est au total un capital de : 23 591 €.
  • 100 € / mois en prenant un peu de risques avec un rendement de 7 % (en bourse), le capital sera de 31286 €.

Pour ces simulations, j’ai utilisé le calculateur d’épargne de “la finance pour tous“.

Cette aide pourra être précieuse.

 

Sur quel support épargner ?


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Je sais que les français ne sont pas passionnés par la finance et qu’ils font volontiers confiance à leur banquier pour qu’il choisisse à leur place. Souvent, il est de bon conseil, mais il ne peut proposer que les produits de sa banque qui sont rarement les meilleurs.

Aujourd’hui, il me semble que l’assurance-vie est l’outil le plus adapté. On peut y jouer la sécurité à 100 %, ou au contraire dynamiser son placement avec des fonds actions. 15 ans est un horizon de placement suffisamment long pour investir sur des fonds. Le choix des assurances-vie se fera sur les meilleurs contrats en ligne.

Une alternative, cette fois, orientée 100 % bourse, est d’ouvrir un Pea ou un compte-titre. La bourse sur le long terme reste historiquement le plus rentable. Il faut juste se former et s’y intéresser.

 

Une initiative canadienne sur laquelle le gouvernement “Français” devrait s’appuyer :

 

Je ne sais pas si vous connaissait le REEE, c’est un « régime épargne étude », plus précisément, c’est un « Régime enregistré d’épargne études ».

C’est un système très favorable qu’ont les canadiens pour épargner pour les études de leurs enfants. « Le gouvernement accorde des subventions et l’épargne bénéficie du report de l’impôt jusqu’au retrait. Lorsque l’enfant utilise les fonds pour payer ses études, le retrait est imposé entre ses mains, mais normalement à un taux moindre.»

Intéressant non.

 

Mes enfants grandissent un peu plus chaque jour, ce n’est que du bonheur. Je ne fais pas exception à la règle, il y a aussi des moments difficiles (gestion du quotidien, fatigue, devoirs…), les parents comprendront…

Nous souhaitons le meilleur pour nos enfants, nous savons tous, même si ce n’est pas la seule solution, « heureusement », que les études sont essentielles pour leur avenir.

Le savoir, la culture et la formation ouvrent de nombreuses portes, on le sait.

Seulement, à un moment donné, les études ont un coût et il serait dommage de ne pas pouvoir les financer.

 

A partir de quel âge faut-il épargner ? Combien ? Sur quel support (assurance-vie, livret A, compte-titre, Pea) ? Sont autant de questions que l’on doit se poser. Je n’ai pas une réponse universelle à vous donner, à vous de vous poser les bonnes questions et d’agir.

Le temps passe vite, n’attendez pas demain, en finance, le temps est votre allié, profitez-en.

Je sais, il y a tellement d’autres choses auxquelles il faut penser, mais ce geste, “même symbolique”, est important.

 

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11 réponses sur “Combien et comment épargner pour les études de ses enfants ?”

  1. Question intéressante à se poser assez tôt pour se préparer tranquillement. Nous avons 2 enfants pour le moments assez jeunes 2 et 4 ans , ce qui nous laisse un peu de temps pour les études , le permis de conduire ….
    Pour le moment c’est un livret A pour chacun d’entre eux avec un versement mensuel assez faible mais systématique.
    Dès que la somme sera assez conséquente je pense ouvrir une assurance-vie pour chacun. Il me semble que c’est un support très adapté pour une épargne longue dont nous n’aurons pas besoin avant une bonne dizaine voir quinzaine d’année.
    Livret + assurance-vie reste les plus simples à gérer pour ses enfants AMHA.

    Bonne journée

    1. @ Emmanuel

      Je ne peux que te conseiller de t’orienter vers l’assurance-vie en boostant tes investissements vers des fonds actions qui ont fait leurs preuves.

      Pourquoi attendre ? le rendement du livret A est faible et il va le rester pendant plusieurs années.

  2. Pour l’instant, nous avons choisi l’assurance vie. les enfants ont 1 an et 2.1/2 ans. Il y a pour l’instant 3000 €, mais il faut bien s’imaginer que en cas d’étude longues loin de la maison (bac +5 par exemple), il faut compter facilement (en euros constant) :
    – Frais de scolarités : 10 000 €
    – Logement (Loyer + EDF + téléphone + impôts…) : 35 000 €
    – Déplacement (retours le WE) : 15 000 €

    Soit 60 000 €/enfant ! ce n’est pas négligeable.
    Quentin Articles récents..Murs chauffants : allier le confort et les économies d’énergiesMy Profile

    1. @ Quentin

      Comme tu le soulignes, les études peuvent coûter très chères.
      Autant y penser le plus tôt possible en fonction de ses moyens.

      Je vois que tu n’as pas perdu de temps. 🙂

  3. Je n’ai pas encore d’enfant, donc pas encore concerné par ce sujet.
    Néanmoins, ce que j’envisage est d’ouvrir un support par enfant et de mettre X€ dessu dés les premiers mois.
    Je pense que X€ sera un pourcentage des revenus.
    Et une fois le moment arrivé, de leurs laisser décider (dans certaines limites bien entendu) quoi faire de cette argent.
    Par exemple études longues, mais il devra financer si il manque une partie. Études courtes où ils n’utilisent pas tout et se sert du restant par exemple pour monter une entreprise.

    Une autre solution que j’envisage, c’est au lieu de donner de l’argent directement, de souscrire par exemple des parts de SCPI qui verseront à ma place.

    Donc au final, plein d’option possible! 🙂

    1. @ David

      Je n’avais pas pensé aux SCPI, c’est une idée, même si je préfère l’investissement en direct.
      Pour investir 10 000 €, je préfère l’investissement dans les garages ou les parkings que dans une SCPI, c’est un choix personnel.

  4. Bonjour Arnaud,

    C’est vrai qu’il est important de préparer très tôt l’avenir de ses enfants. La régularité des placements et les intérêts composés donnent un bon coup de pouce sur 15 à 20 ans.

    Pour ma part, lorsque j’ai fait mes études, mes parents n’avaient pas eu les moyens d’épargner pour moi. J’ai donc fait un prêt qu’ils ont commencés à rembourser quand j’étais étudiant et que j’ai fini de payer quand je suis devenu actif. Heureusement cela n’a pas été un frein, mais si la banque avait refusée ma demande je n’aurais peut être pas pu faire un Bac +5 dans un établissement privé…

    Après coup, en plus de remercier mes parents d’avoir payé une bonne partie de mes études, je me dit que pour mes enfants il faudra que j’épargne dès leur naissance. Je pense que l’assurance vie avec une bonne part d’unités de compte est un bon support.

    Et toi Arnaud, quelle est la répartition des assurances vies que tu as ouvert pour les études de tes enfants ?

    A bientôt,
    Marc.
    Marc Articles récents..Traquer ses dépenses en 5 minutes en les annualisantMy Profile

    1. @ Marc

      Tu es un bon exemple du coût que les études peuvent engendrer. Faire un crédit a été la solution du moment.

      L’assurance-vie que j’ai pour mes enfants est pour le moment sans risque sur un fond en euro qui rapporte plus que le livret A, c’est un contrat qui ne me propose pas de diversifier mes placements. (erreur de jeunesse)

      J’ai fait mes premiers pas avec ce contrat, depuis je me suis bien perfectionné sur le sujet. Pour cette raison, je dois en changer pour en ouvrir un autre qui me donnera l’opportunité d’investir sur des fonds.

      J’ai procrastiner un peu sur le sujet, j’ai bien trop d’occupations entre la gestion de mon contrat Fortunéo, mon Pea et un projet immobilier que je souhaiterais voir aboutir. Je ne te parle même pas du travail, de la famille et du blog.

      Pourtant, je dois en changer et je pense investir environ 60 % sur un fond en euro et 40 % sur des SICAV.

  5. Bonjour,
    Je trouve que le raisonnement et la réponse sont bien plus simple et mettent en jeu toujours les mêmes logiques d’épargne.

    1) Pensez ou non à épargner pour ces enfants
    2) Un ménage à un pouvoir d’épargne de XXX€ / mois
    3) Comment placer cette argent? PEA, AV, LA….
    4) Au final les parents disposerons d’un montant d’argent Y
    5) Cet argent peut servir à toute sorte de problématique, une de celles-ci est l’étude des enfants!

    Je trouve que le fait de mettre de l’argent régulièrement sur une AV dédiée à l’éducation des enfants et ne jamais y toucher bride les opportunités du ménage. Ici nous bloquons de l’argent qui le cas échéant pourrait servir à autre chose (avant la période d’étude des enfants).
    De toute façon, la masse d’argent disponible à terme sera la même et dépend de l’effort d’épargne du ménage.

    Exemple rapide: Vaux t-il mieux se servir de ce montant d’épargne pour financer un achat immobilier plus rapidement ou le mettre sur une AV?
    J’achète à l’âge de 30 ans, ou nait aussi mon enfant, mon prêt est sur 20ans, mensualité de 1000€. Dans 20 ans mon prêt en fini et c’est exactement à ce moment que mon enfant me coute car bac à 18ans + 2 ans de classe prépa qui sont “gratuites”. Donc avec le remboursement de mon prêt je peux épargner 12000€/an et si j’avais remboursé non pas 1000€ de mensualité mais 1050€/mois je gagne 3 ans sur le prêt + les intérêts. Donc au final j’ai 36000€ d’épargne liée au 3 ans du prêt gagner + simulons 10000€ de gain sur les intérêt.

    L’exemple est peut être approximatif mais je vaux montrer que:
    1) L’argent issu de l’épargne peut servir à plusieurs sujets
    2) La stratégie doit être plus globale et s’inscrire suivant les projets et opportunité.

    1. Juste un point que vous oubliez : le risque.
      L’avantage de mettre de côté est que l’argent est immobilisé.

      Pour reprendre l’exemple de la maison, supposons que par une mauvais évaluation, ou un incident, la maison décote de 50%.
      Vous devrez donc annoncé à un de vos enfants qu’il ne devra pas faire d’études, car il n’y a plus d’argent?

      C’est la raison pour laquelle généralement l’argent est épargné, quitte freiner l’augmentation du patrimoine.

  6. @ Kudester

    Ton analyse est intéressante. Elle montre aussi qu’il est possible d’aborder le sujet sous un autre angle.

    Les supports, pour épargner, pour 90 % des Français, sont toujours les mêmes, PEA, Assurance-vie, Livret A.

    Ce sont peut-être les plus connus, mais ils ont le point commun d’être fiscalement intéressant et relativement simple à comprendre si l’on s’y intéresse un peu.

    Tu le soulignes, l’épargne peut à un moment donné être utilisée pour autre chose, c’est vrai. Dans la vie, les choses ne peuvent pas être figées et ne doivent pas forcément l’être.

    L’article est là, simplement pour rappeler, que les études ont un coût et qu’il est préférable d’y penser tôt et d’épargner tôt, avoir les bons réflexes.

    J’ai tendance à cloisonner mes placements et mes investissements. Je trouve cela beaucoup plus efficace.

    – Mon PEA (100 % actions) et mon assurance-vie (investit à 80 % en SICAV) sont des placements de très long terme (>15 ans). Ils doivent me servir à développer des revenus et à gagner en indépendance financière.

    – Pour ma résidence principale, je rembourse mes mensualités. Bientôt, je serais propriétaire de ma maison et cet argent pourra servir à bien d’autres choses.

    – Pour les études de mes enfants je place pour le moment avec ma femme ces 50 €. Cet argent étude ou pas est destinée à servir les projets de mes enfants.

    Si on ne cloisonne pas ces investissements on ne pense pas à épargner et à investir. On pense à dépenser cet argent, qui pourtant servira indéniablement dans l’avenir. Aujourd’hui, il est temps pour moi de le faire, demain à l’aube des 18 ans de mon ainé, il sera trop tard.

    C’est un point de vue personnel, mais cette philosophie me permet d’engager l’avenir en toute confiance, de développer une épargne florissante et d’investir dans des actifs qui me permettent de diversifier mon patrimoine.

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